HISTOIRE  DE  L’ASSOCIATION


En 1997 se réunissait à Paris un petit groupe de psychologues, médecins, professeurs, intervenants sociaux qui, par leurs études, expériences et recherches personnelles, arrivaient à la conclusion que les punitions corporelles étaient nocives et que des méthodes d'éducation plus positives existaient qui devraient être enseignées aux parents.


Parmi eux Alice Miller imaginait de créer une association, suivie rapidement par Jacqueline Cornet, Olivier Maurel, Suzanne Robert-Ouvray, Nathalie Tarquis, Matthieu Mignot et plusieurs autres membres du groupe (voir leurs publications à la page "Des livres pour élever les enfants sans violence").


Ils se sentirent vite confortés dans leur projet par le fait que dans d'autres pays des associations s'étaient formées qui étaient arrivées à la même conclusion à la suite de la parution de travaux de plus en plus nombreux qui démontraient la nocivité des punitions corporelles.


L'association prit le nom de "Éduquer sans frapper". La SOFRES eut en 1999 l’extrême gentillesse d’effectuer gracieusement pour nous un sondage dont nous rapportons les points essentiels en Annexes. Puis, pour différentes raisons en particulier les remarques faites par de nombreux parents "on ne frappe pas nos enfants, on ne leur donne que de petites fessées", l'association a évolué vers "Ni claques ni fessées" qui faisait disparaître toute ambiguïté !


Quelques médias eurent assez vite une certaine curiosité pour notre action, mais plus en fonction de son caractère insolite que par un désir de diffuser une information intéressante. Nous étions, il y a 19 ans, considérés un peu comme des farfelus !


Mais dans le monde professionnel des intervenants auprès des enfants, la diffusion de nos textes s'est faite rapidement et les adhésions à nos projets se sont multipliées.


Et puis en 2002 l'OMS, répertoriant tous les travaux scientifiques auxquels nous avions pu avoir accès, publiait un énorme rapport pour démontrer qu'il fallait arrêter d'utiliser la violence dans l'éducation des enfants.

La même année, devant les mêmes constatations, le Conseil de l'Europe incitait les États Membres à prohiber par la loi "même les petites fessées".

En 2003, l'Unicef lui emboîtait le pas.

En 2006, l'ONU "engageait tous les États à interdire, quelque soit le contexte, toutes les formes de violence à l'encontre des enfants, y compris tous les châtiments corporels".


Nous nous sommes alors sentis beaucoup moins seuls et les Médias sont devenus peu à peu, pour la plupart, nettement plus gourmands et respectueux de nos propos. Mais les Politiques français restent muets devant nos demandes réitérées de rendez-vous. En particulier, aucun Ministre de la Famille n’a jamais voulu nous recevoir, malgré nos demandes successives auprès de Ségolène Royal, Philippe Douste-Blazy, Marie José Roig, Philippe Bas, Xavier Bertrand, Dominique Bertinotti... Que penser d’un ministre de la Famille qui refuse d’entendre parler des deux petits enfants qui chaque jour en France meurent sous les coups de leurs proches ? Alors que ce problème est pris en charge, et souvent depuis longtemps, par la majorité des pays d’Europe.

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