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La Loi censurée

Le Conseil Constitutionnel, à la demande formulée par 30 Députés du parti «Les Républicains» et par 30 Sénateurs du même parti, vient de censurer le deuxième alinéa de l’article 371-1 du Code Civil inscrit le 22 décembre 2016 par le vote de l’Assemblée Nationale, au prétexte qu’il n’avait pas de lien avec la Loi discutée sur «Egalité et Citoyenneté».


Donc ces élus ne remettent pas en cause le fond de la loi - abandonner les punitions corporelles - mais ont imaginé un vice de forme argant du fait qu’il n’y aurait pas de lien entre l’article 371-1 du Code Civil amélioré et la loi «Egalité et Citoyenneté».


Or qu’apprend-on sur cette loi ?

Le projet de loi porté par Patrick Kanner, ministre de la Ville, en collaboration avec Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, et Ericka Bareigts (alors, secrétaire d'État à l'Égalité réelle), a été définitivement adopté par le Parlement, le 22 décembre 2016.

- Le titre I crée les conditions de la généralisation d’une culture de l’engagement citoyen tout au long de la vie et renforce la priorité jeunesse du gouvernement

- Le titre III consacre et crée de nouveaux droits au bénéfice de l’ensemble des citoyens


L’attitude des 60 élus est donc incompréhensible : ils n’ont pas voulu comprendre que l’article 371-1 du Code Civil vise justement à garantir l’égalité devant l’éducation de tous les petits français en les préparant au mieux à être des citoyens de qualité. Car tout le monde sait maintenant (excepté ces 60 élus) que c’est dans les premières années de la vie que se forment la plupart de nos aptitudes et que cette formation est pénalisée fortement par les sévices corporels qui sont accusés par tous les scientifiques de favoriser la violence, les conduites addictives, la délinquance, l’arrêt du développement cognitif et maint troubles psychologiques. Et que l’Education Nationale, dont tout le monde voudrait qu’elle soit égalitaire, ne peut y parvenir quand des différences d’éducation familiale ont été trop flagrantes.


N’est-ce pas un nouveau droit créé par la loi du 22 décembre que «Le droit de l’enfant à être élevé sans violence»?


Comment des élus chargés de prendre des décisions importantes pour l’avenir du pays peuvent-ils faire fi des connaissances scientifiques accumulées depuis une trentaine d’années et préférer faire élever les enfants comme au XIX° siècle. Un handicap de plus pour la France qui a tellement plus de mal que ses voisisn à s’installer dans le XXI° siècle.


Nous avions déjà connu la honte d’être l’avant dernier pays européen à reconnaitre le droit de vote aux femmes en 1945 (1718 en Suède...). Serons-nous de  nouveau les derniers à garantir par une loi égalitaire le mode éducatif de nos futurs citoyens que 24 pays européens ont depuis longtemps adopté ?


On ne voit vraiment pas pourquoi protéger les enfants des violences éducatives reconnues préjudiciables ne serait pas une façon efficace de mettre tous les petits Français à égalité et leur éviter des dérives dont le pays aura à souffrir. Et l’on sait bien maintenant (excepté ces 60 élus) que les enfants élevés sans violence font de meilleurs citoyens que ceux qui subissent une éducation archaïque basée sur les punitions corporelles.


Nous espérons que notre Ministre de la Famille, Madame Laurence Rossignol, pourra représenter au plus tôt isolément cette loi à l’Assemblée Nationale afin qu’une fois votée nul ne puisse la contester.




La Loi enfin votée !

Le 22 décembre 2016 les députés ont définitivement voté l’article 68 de la loi Egalité et Citoyenneté qui pose le principe clair de l'interdiction du recours au droit de correction envers les enfants au sein de la famille.

 

En effet, le deuxième alinéa de l’article 371-1 du Code civil est complété par les mots : «et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles».


Un grand merci à Madame la Ministre Laurence Rossignol, aux trois députés François-Michel Lambert, Edith Gueugneau et François de Rugy et au Dr Edwige Antier qui ont oeuvré au niveau législatif pour protégéer les enfants des violencess familiales.

Un grand merci aussi à toutes les associations ou personnes privées qui sans relache depuis de nombreuses années nous ont encouragé et soutenu (Fondation de l’Enfance, OVEO, Enfance Majuscule, Parents d’Amour et beaucoup d’autres).

Merci aussi aux quelques médias qui, à contre courant du bien disant majoritaire, n’ont pas hésité à diffuser nos propos.

Et merci à nos sympathisants qui, depuis 20 ans pour certains, diffusent régulièrement nos brochures, tracts et affiches et organisent dans leurs fiefs des réunions d’information pour les parents. Ils sont enfin récompensés de leur constance.



Muriel Salmona, fondatrice et présidente de l’association «Mémoire traumatique»,  dans son livre «Châtiments corporels et violences éducatives» sorti le 14 septembre 2016, démontre en vingt questions-réponses pourquoi il faut interdire les châtiments corporels.


Isabelle Filliozat présente un livre de Priscilla Dunstan, «Il pleure, que dit-il» qui classe les différents types de  pleurs du bébé permettant ainsi d’y apporter facilement une réponse adaptée.


L’Odyssée de l’Empathie, le film de Michel Meigant et Mario Viana, fait l’objet d’un engouement extraordinaire à travers toute la France. Dans les cinémas d’Arts & d’Essai, les institutions, les associations ou chez des particuliers, le film a été projeté à ce jour dans plus de 100 villes et il a enthousiasmé plus de 20 000 spectateurs. Chaque projection est suivie d’un débat très riche, animé par des membres de l’équipe ou par une personnalité locale. 

Vous pouvez trouver sur   http://www.odyssee-de-l-empathie.com/lesprojections.html  la liste des projections, et auprès de l’association «Les parents d’amour», 2 bis rue Scheffer, 75116 Paris - michelmeignant@wanadoo.fr - 06 07 76 07 64- tous les renseignements qui peuvent vous intéresser sur ce sujet.


Les députés ont voté le 2 juillet 2016 en faveur de l’abolition des violences corporelles faites aux enfants. Ils ont accepté un amendement n° 69 au projet de loi Egalité et Citoyenneté n° 3679 qui vise à abolir ce type de violences en excluant «tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris le recours aux violences corporelles».

Nous regrettons qu’une ambiguïté persiste dans la formulation «violences corporelles» au lieu de «punitions corporelles» qui peut laisser penser à certains que seule la violence «maltraitante» est ainsi réprimée, le terme de punitions corporelles n’ayant pas été accepté en Commission bien que demandé par toutes les associations impliquées dans cette démarche.

Mais les journalistes ne semblent pas vouloir se soumettre à cette ambiguïté en écrivant «fini la gifle ou la fessée» (L’Express), «la France fait un pas pour banir les punitions corporelles contre les enfants» (La Croix), «la France pourrait finalement interdire la fessée» (Le Figaro), «la fessée c’est terminé» (VSD)... En effet, on ne voit pas pourquoi faire une nouvelle loi pour abolir la violences appelée «maltraitance» puisque l’article 222-13 de la loi sur les coups et blessures règle déjà ce problème depuis juillet 1996.

Un grand merci de notre association «Ni claques ni fessées», militante depuis plus de vingt ans, à ces députés (François-Michel Lambert, Edith Gueugneau et François de Rugy) qui ont osé marcher à contre courant des normes éducatives rétrogrades françaises, rejoignant enfin la norme moderne de la plupart des Européens. Merci aussi à leur précurseur le Dr Edwige Antier qui la première avait déposé le 09 novembre 2009 un projet de loi visant à abolir les punitions corporelles.


Le député François-Michel Lambert vient de déposer à l’Assemblée Nationale un amendement pour faire inscrire dans le projet de loi Egalité et Citoyenneté l’abolition des violences faites à l’enfant. Le projet sera examiné en comission spéciale  du 14 au 16 juin 2016  et en séance à l’Assemblée nationale du 27 au 30 Juin.

On peut lire le dossier complet préparé par l’OVEO sur :

        http://www.oveo.org/wp-content/uploads/2016/06/Commission-Amendement_69-OVEO.pdf


Une large étude américaine de 2015 vient à nouveau confirmer que la fessée est inefficace et dangereuse.

Plus les enfants reçoivent de fessées, plus ils sont susceptibles de tenir tête à leurs parents, de présenter des comportements antisociaux et agressifs, ou de souffrir de problèmes de santé mentale ou cognitifs, selon cette nouvelle étude américaine de Gershoff ET et Grogan-Kaylor A.

Les chercheurs ont épluché 50 années de recherches sur le sujet, englobant plus de 160 000 enfants. Ils affirment qu’il s’agit de l’analyse la plus complète et la plus spécifique jamais réalisée sur la fessée....

Les auteurs ont expliqué que le recours à la fessée multiplie le risque de voir l’enfant présenter une multitude de comportements indésirables — ce qui va directement à l’encontre de l’objectif des parents.

De plus, la fessée a été associée aux mêmes effets adverses pour l’enfant que les agressions physiques, même si ces effets avaient une ampleur moindre.

Environ 80 pour cent des parents à travers le monde utiliseraient la fessée pour corriger leurs enfants, selon des données dévoilées par l’Unicef en 2014.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le Journal of Family Psychology canadien d’avril 2016.


Le département de l’ Isère organise du 25 avril au 2 mai les «Journées de la bienveillance éducative».

Des conférences débats sont organisées à Grenoble et dans sa région, gratuites et d’entrée libre. On peut trouver le programme sur http://education-positive.org.


Trois Députés, Edith Gueugneau, François-Michel Lambert et François de Rugy, ont déposé à l’Assemblée Nationale le 20 avril 2016 une nouvelle proposition de loi dont l’objectif est d’abolir toute violence dans l’éducation des enfants. Une Conférence de Presse était tenue dans les locaux de l’Assemblée où ont pu s’exprimer ceux qui, depuis plus ou moins longtemps, soutiennent ce projet : Edwige Antier, Gilles Lazimi, Maud Alejandro, Vincent Dennery, Emmanuelle Piet, Jacqueline Cornet. Ils représentaient différentes associations actives sur ce projet, en particulier les très efficaces OVEO et Fondation de l’Enfance.


La Ministre de la Famille vient de mettre en route en avril 2016 la distribution d’un «Livret des Parents» à toute femme atteignant le 4° mois de grossesse. Ce livret offre un certain nombre de conseils s’appuyant sur des démarches scientifiques, en particulier celui de ne pas utiliser les violences physiques ou verbales dans l’éducation des enfants :

«Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement.»

Mais il ne s’agit que de «conseils» laissant toute lattitude aux parents de fesser s’ils en ont envie.


Michel Meignant et Mario Viana ont présenté leur film «L’Odyssée de l’Empathie» le 11 janvier 2016 dans les Salons de l’Hôtel des Arts et Métiers, 9 bis avenue d’Iéna à Paris. La salle de 300 personnes étaient bondée et les applaudissements ont été des plus nourris. Vous pouvez vous procurer le DVD du film (105 minutes) auprès de l’association «Les parents d’amour», 2 bis rue Scheffer, 75116 Paris - michelmeignant@wanadoo.fr - 06 07 76 07 64. Cette projection peut servir de mise en route pour des échanges entre parents et services sociaux ou associations locales, tels qu’ils sont déjà prévus dans certaines communes. Liste sur :

http://www.odyssee-de-l-empathie.com/lesprojections.html


Les jeudis muets, un livre de Sylvie Hippolyte, raconte la maltraitance au quotidien qui se nourrit d’un divorce. Voir un petit extrait .


Alain JUPPE, qui se prépare à demander vos suffrages pour se faire élire à la Présidence de la République, trouve que le débat sur la fessée est «ridicule». Nous pensons que les informations scientifiques sur lesquelles repose ce débat lui ont complètement échappé, c’est pourquoi nous lui écrivons le 22 08 15 (voir lettre).


Catherine Gueguen fait une conférence passionnante sur «Neurosciences et développement de l’enfant» que vous pouvez entendre sur  Youtube en tapant Catherine Gueguen.


Libération a publié le 20 mai 2015 dans sa page «Rebonds» un article de Daniel Delanoé, Marie Rose Moro et Thierru Baudet sur «L’abolition des châtiments corporels, une étape dans le long processus démocratique». Nous sommes heureux de voir des membres réputés des Universités Descartes et Sorbonne prendre parti.


L’Institut International des Droits de l’Enfant ouvre ses pages à Michel Meignant qui y présente le film «L’Odyssée de l’empathie»  http://www.childsrights.org/actualites/editoriaux/580-l-odyssee-de-l-empathie 

Le film d’une heure est au montage et va être présenté à La Rochelle fin juin à des programmateurs de documentaires pour la Télévision «The sunny side of Doc». Une édition plus longue d’une heure trente, visant à être projetée au cinéma, est en préparation. Mais elle demande un supplément de fonds que vous pourriez nous aider à obtenir en cliquant sur :    http://www.touscoprod.com/fr/lodysseedelempathie


Un travail de recherhce effectué en 2007 dans cinq pays européens a permis de montrer l’efficacité d’une loi contre les punitions corporelles. La Suède et l’Allemagne  avaient à la fois légiféré et fait une campagne d’information, l’Autriche a fait une loi sans campagne d’information, l’Espagne a fait longtemps des campagnes d’information avant de faire une loi, la France n’a fait ni loi ni campagne d’information. Et bien les comportements parentaux n’ont été nettement modifiés que lorsqu’il y avait une loi, avec ou sans campagne d’information (réf. 78).


Nathalie Tarquis publie un long article scientifiquement assuré dans NEXUS, magazine d'information indépendant, dans le N° 98 mai/juin 2015 , sur les rapports entre violences subies et comportements antisociaux.


Olivier Maurel, toujours efficacement sur la brèche, vient de publier un très intéressant volume :

                                    «Vingt siècles de maltraitance chrétienne des enfants».

Ecoutons-le : Si la maltraitance chrétienne est particulièremet regrettable, c'est parce que  les chrétiens possédaient dans leurs textes fondateurs des paroles qui portaient en elles une nouvelle manière de considérer les enfants. Mais la signification de ces paroles n'a pas pu être entendue, précisément à cause de la violence ambiante à l'égard des enfants. Et aujourd'hui, paradoxalement, les Eglises chrétiennes continuent à écouter davantage les vieux proverbes bibliques que les paroles de Jésus sur les enfants et sont en retard par rapport aux institutions internationales qui toutes appellent à une interdiction des punitions corporelles et humiliantes».

Il a été interviewé sur Azur TV le 29 avril 2015 : http://www.azur-tv.fr/content/face-à-face-olivier-maurel

Marion Cuerq, auteure du film «si j’aurais su je serais née en Suède» donne son avis sur l’éducation française (cliquez pour lire le texte) :   je voudrais juste dire un truc...

Le Conseil de l’Europe rappelle la France à l’ordre pour ne pas avoir interdit de façon claire, contraignante et précise l’usage des punitions corporelles envers les enfants. Cette décision symbolique, sans pénalité, intervient suite à la plainte contre la France déposée par un organisme international de protection de l’enfance (Approach).

Face à cette condamnation, la Ministre de la famille Laurence ROUSSILLON affirme qu’elle est contre la violence dans l’éducation des enfants mais qu’elle n’envisage pas de légiférer sur ce sujet. Il est fort probable que cette mesure est vécue par nos élus comme «non électoraliste» puisque les enfants, qui en seraient les bénéfiiaires, ne votent pas ! C’est une bien courte vue puisque ces enfants sont l’avenir de la France, mais l’avenir de la France se situe au-delà d’une législature...

Alors que nous savons que sur les 12 millions d’enfants et adolescents que compte la France, près d’un million sont «signalés en danger». Dans une classe de 30 élèves, il y a potentiellement 2 à 3 élèves en danger, mais l’on sait aussi que les «signalements» ne représentent qu’une partie des enfants en danger. Deux de ces enfants vont continuer de mourir chaque jour et beaucoup d’autres vont être handicapés à vie.  Madame Roussillon et le Gouvernemen de la France n’en ont cure puisqu’ils ont été incapables de réussir ce qu’ont fait facilement 22 pays de l’Union européenne. Manquant d’un minimum de courage pour légiférer, Madame Roussillon fait retirer l’amendement du député Lambert visant à interdire les punitions corporelles en mai 2014, argant du fait que cette loi trouverait sa place dans une loi plus large sur la protection de l’enfance qui devrait être discutée au Sénat début 2015, assertion qu’elle réitére en décembre 2014.

Avril 2015, Laurence, ma soeur Laurence, ne vois-tu rien venir ???  

Entre temps, 600 enfants sont morts dans cette «sphère privée» dont on nous rabat les oreilles qu’elle doit rester intouchable.

Le Pape François se dit favorable à la fessée et s'attire une volée de critiques : "Un bon père sait attendre et pardonner mais aussi corriger avec fermeté. Il n'est ni faible, ni laxiste, ni sentimental", avait déclaré le pape lors de son audience générale mercredi au Vatican, consacrée au rôle du père dans la famille. Sortant comme souvent du texte préparé, il avait ajouté: "Une fois dans une réunion, j'ai entendu un père déclarer: 'je dois parfois frapper un peu mes enfants. Mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier'. Cela, c'est beau, il a le sens de la dignité. Il doit punir, et le fait de manière juste".Evoquant en janvier les limites à la liberté d'expression, il avait ainsi menacé de frapper quiconque parlerait mal de sa mère.

(Voir lettres adessées au Pape par Jacqueline Cornet et par Olivier Maurel).

Des actes d’une violence inouie viennent d’être perpétrés sur notre sol par de jeunes Français. Nous attendons comme tout le monde de savoir comment une telle haine a pu éclore et comment elle a pu être actée dans une telle tuerie. Mais nous savons déjà que l’enfance de ces jeunes a été difficile : il semble bien en effet que ces criminels n’ont pas bénéficié de cette enfance pleine d’empathie qui les aurait protégé de dérives violentissimes. Frustrations et humiliations sont les deux mamelles qui nourrissent le plus souvent la haine.

Nous réitérons donc auprès de nos Politiques nos demandes d’application des directives européennes et internationales qui visent à éradiquer la violence en l’interdisant dans l’éducation des enfants et en formant les parents et les éducateurs aux méthodes d’éducation  positive.


Le 3° protocole additionnel de la Convention des droits de l’enfant a été signé le 20 novembre 2014 par la France. Cela autorise tout enfant (ou son représentant légal) à déposer une plainte devant le Comité des droits de l’enfant.


Inflation carcérale en France et déflation carcérale en Allemagne  (Francetvinfo.fr du 27.11.2014).

Il est intéressant de noter que l’Allemagne interdit depuis 14 ans de battre les enfants. On ne peut pas prouver qu’il y ait un lien de cause à effet direct entre l’arrêt des punitions corporelles et la déflation carcérale en Allemagne, mais il est plausible de le penser. En tout cas, on peut affirmer que la loi anti fessée n’a pas majoré la délinquance, ce que certains voudraient faire croire.


L’Estonie vient de légiférer en 2014 contre la fessée, rejoignant ainsi les 21 pays de l’Union Européenne (28 Etats) qui l’avaient précédé.


Lettre adressée à Madame Laurence Rossignol, Ministre de la Famille, le 29.07.2014. Elle  vient de faire retirer l’amandement déposé par le Député Michel Lambert au projet de loi sur la Famille, amandement qui visait à interdire les punitions corporelles. Elle prend pour prétexte qu’une loi sur la matraitance serait discutée au début 2015.

Un première lettre adressée le 24 juin n’a reçu qu’une réponse polie se retranchant toujours derrière l’article 222-13 du Code Pénal. Pour lire la lettre, cliquez sur  Lettre à Madame la Ministre de la Famille


Michel Meignant, président honoraire de la Fédération des Psychothérapeutes et Psychanalystes, prépare un film sur le thème de l’ «Empathie». Ce film devrait servir à une campagne d’information contre la violence éducative et de soutien à la parentalité positive.

Pour réaliser ce film, le Docteur Meignant doit passer par le processus «Touscoprod» et a besoin d’un soutien financier suffisant  pour assurer la production et surtout la distribution du film dans les communes de France. Pour 10 euros, chacun peut devenir ambassadeur de l’abolition des châtiments corporels et psychiques. Il suffit de vous connecter sur :

http://www.touscoprod.com/fr/lodysseedelempathie

Vous y trouverez un résumé du futur film, la liste des donateurs et la façon de nous aider en cliquant en haut et à droite de la page sur "produire ce projet".

Merci de faire passer le message.

Kate Middleton et le prince William d’Angleterre ont décidé d’élever leur fils Georges sans punitions corporelles. D’ailleurs, si la nurse Maria Teresa dérogeait à la règle, elle pourrait non seulement être démise de ses fonctions, mais aussi radiée du prestigieux London's Norland College où elle a obtenu son diplôme. L’interdiction de frapper les enfants dont les nourrices ont la charge est d’ailleurs l’une des règles d’or de l’établissement, qui enseigne au contraire à leurs élèves le respect du rythme de l’enfant, et l’importance de la mise en place d’une routine quotidienne.


Catherine GUEGUEN vient de publier en février 2014 chez Laffont «Pour une enfance heureuse», livre passionnant qui établit la relation qui existe entre les comportements parentaux et le développement du cerveau de l’enfant. Bien que très précis scientifiquement, cet essai truffé d’anecdotes de la vie quotidienne peut être accessible à tous les parents.


Anne Bacus a publié chez Marabout en 2012 «100 façons de se faire obéir» pour les parents qui pensent encore qu’entre fesser et laisser tout faire il n’y a rien. Ce livre fera surement le tour de vos problèmes avec des réponses simples et judicieuses.


Le Sénateur André VALLINI a organisé au Sénat le 14 juin 2013 un Colloque National sur les violences faites aux enfants. Ce colloque était piloté par un comité scientifique dirigé par Anne Tursz, médecin chercheur au CNRS. Valérie Trierweiler avait participé à la préparation du colloque dont on peut suivre la retransmission sur :    http://maltraitancedesenfantsgrandecausenationale2014.wordpress.com

Le 12 novembre 2013, l’action s’est concrétisée par une pétition lancée pour que 2014 soit décrété «Grande Cause Nationale contre la Maltraitance des Enfants». Parmi les premiers signataires, outre Mme Trierweiler, on compte principalement des personnalités du monde culturel et scientifique dont les comédiens Victoria Abril, Anny Duperey, Karin Viard, le metteur en scène Peter Brook, le musicien André Manoukian, les psychanalystes Boris Cyrulnik et Elysabeth Roudinesco, l’anthropologue Françoise Héritier ou les anciens ministres de la Culture et de l’Education Jack Lang et Luc Ferry.

On peut signer la pétition et voir la liste mise à jour des signataires sur :

http://colloqueviolencesenfants.wordpress.com/la-maltraitance-des-enfants-grande-cause-nationale-2014/


Journal Libération du 08 10 13 : Le député (Verts) des Bouches-du-Rhône Jean-Michel Lambert est un des rares à avoir cette honnêteté. «J’ai donné des fessées et je le regrette. Je pense que la violence est quelque chose qui se transmet et se reproduit.» Aux côtés d’Edwige Antier, de Cécile Alzina, secrétaire nationale adjointe du Parti socialiste, d’Edith Gueugneau, députée (PS) de Saône-et-Loire, d’Henriette Zoughebi, vice-présidente (FG) du conseil régional d’Ile-de-France, et de quelques autres, il martèle que la question est politique et non pas privée. «Il y a tout ce discours sur l’insécurité. On nous dit : "les enfants sont de plus en plus violents, on ne peut pas retirer aux adultes un instrument d’autorité", rapporte Edwige Antier. Mais les enfants qui tapent sont presque toujours ceux qui ont été tapés. Et le respect, l’autorité, ne se gagnent pas en levant la main.»


L’association britannique Approach a porté plainte contre la France auprès  du Comité européen des Droits Sociaux. Parce que, d’après cette association, il n’y a pas d'interdiction claire des châtiments corporels envers les enfants dans la loi française. La France a plaidé l’irrecevabilité de cette plainte le 28 mai dernier, mais le 2 juillet, le Comité européen des Droits Sociaux a décrété cette plainte recevable et donné jusqu’au 27 septembre à la France pour s’expliquer. La réponse n’est pas convaincante et l’association Approach a jusqu’au mois de décembre 2013 pour confirmer son point de vue.

Cette ONG, dotée du statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et habilitée à ce titre à présenter des réclamations collectives, assure le secrétariat de la Global Initiative to End All Corporal Punishment of Children / Initiative mondiale en vue de mettre fin à tous les châtiments corporels infligés aux enfants.


La Fondation de l’Enfance  met le 18 Juin à disposition des chaines télé un nouveau spot contre la gifle. La Présidente de France télévision va le faire diffuser sur les chaines 1 à 5 pendant 15 jours.


Cancer, Maladies cardiovasculaires et Asthme sont des maladies nettement plus fréquentes chez les adultes ayant reçu des punitions corporelles dans leur enfance. C’est la conclusion du travail de l’équipe du Professeur Hyland Michael de l’Université de Plymouth en Angleterre publiée dans le J Behav Med. 2012 du  29 Sept.


En Argentine, le nouveau Code Civil retire aux parents le traditionnel «pouvoir de correction» pour le remplacer par «un échange avec l’enfant adapté à chaque étape de son développement». Cette initiative est le fruit d’une harmonisation des lois argentines avec les instruments internationaux de respect des droits de l’homme, destinée à lutter contre la maltraitance infantile.


Olivier MAUREL vient de publier un livre essentiel : «Un trou noir dans les sciences humaines : la violence éducative ordinaire» (L’instant présent, 23 €) où il montre comment, de tous temps, mais encore actuellement malgré l’importance des travaux publiés sur le sujet, les écrits sur la violence font l’impasse sur les violences utilisées au motif d’éduquer. Alors que la prise de conscience par les parents et éducateurs de la nécessité de passer à un mode d’éducation positif laisserait présager un monde plus paisible.


Un Colloque “De Socrate aux neurosciences” a eu lieu à Paris les 12 et 13 octobre 2012 à l’instigation du Président de la Fédération Française de psychothérapie et psychanalyse le Docteur Michel MEIGNANT.

Voir le compte rendu sur  http//www.ff2p.fr)


Catherine Dumonteil Kremer anime des formations pour accompagner les Parents.

        cdumonteilkremer@gmail.com      0492561401        0669019804

Elle vient par ailleurs de créer le Magazine PEPS consacré à la parentalité positive dont le premier numéro est sorti en octobre 2012.


Le 30 avril est décrété “Journée internationale contre les violences faites aux enfants”.

A cette occasion, la Fondation de l’Enfance émet un spot que l’on peut voir sur la plupart des chaines de télé et aussi sur internet :

http://www.fondation-enfance.org/Une-campagne-choc-qui-va-faire?decoupe_recherche=spot fessee


L’ONU, en son assemblée Générale du 9 août 2010, insiste sur le fait qu’il faut adopter dans chaque pays une loi interdisant expressément toutes les formes de violence contre les enfants.


EN CHINE

Des spécialistes israéliens ont été invité à Xian en Chine pour offrir une formation dans la lutte contre la maltraitance des enfants sous forme d’un séminaire de 5 jours pour les médecins pédiatres.


AU CANADA

La Sénateur Céline Hervieux-Payette a déposé un projet de loi pour abroger un article du Code criminel qui autorise parents et enseignants à utiliser une “force raisonnable” pour discipliner les enfants.


HUGUES LAGRANGE, chercheur au CNRS, vient de publier “Le déni des cultures”, livre qui apporte beaucoup d’eau à notre moulin puisqu’il démontre que la délinquance et les violences notées dans les “Cités” ne sont pas (le plus souvent) en rapport avec un “laxisme parental” mais au contraire avec “un excès d’autorité ainsi qu’un deficit d’autonomie des femmes et des adolescents”.


NOUVELLES ABOLITIONS DE LA FESSÉE

En TUNISIE, un amendement de l’article 319 du code pénal voté par la Chambre des Députés considère dorénavant la correction corporelle infligée par les parents à leurs enfants comme un acte pénal.

En ISRAEL, la fessée est désormais interdite.

La Moldavie et le Luxembourg ont rejoint les pays européens qui ont aboli la fessée. On peut se tenir au courant des évolutions mondiales de l’abolition des punitions corporelles sur le site suivant : www.endcorporalpunishment.org 


LE DOCTEUR EDWIGE ANTIER,

Députée du 8° arrondissement de Paris, a déposé le 9 novembre 2009 une proposition de loi visant à interdire l’usage des punitions corporelles dans l’éducation des enfants.

Madame Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l'Europe, s'est déplacée spécialement à l'Assemblée nationale pour expliquer les effets de cette loi dans les nombreux pays où elle est déjà appliquée  avec des effets bénéfiques sur le comportement et le développement des enfants pour les parents et pour la société.

Le débat a eu lieu à l'Assemblée Nationale le mardi 29 juin. Sont intervenus les députés Hervé Mariton, David Douillet, l'ancienne Défenseure des enfants Claire Brisset, le psychologue Didier Pleux et l'avocat-pénaliste Maître Jean-Marie Viala                         Voir la vidéo de Noël contre la fessée

LE DÉCÈS D’ALICE MILLER

Nous apprenons avec une grande tristesse la mort d’Alice Miller. Elle s’est éteinte à 87 ans dans cette Provence qu’elle aimait et où elle s’était installée depuis de nombreuses années.

Après une enfance en Pologne puis une vie d’adulte en Suisse où elle devient Docteur en Philosophie puis Psychanalyste, elle découvre à l’écoute attentive de ses patients que nombre d’entre eux ont souffert dans leur enfance de maltraitances physiques ou sexuelles. Elle ose alors, à l’encontre de ce qui était d’usage à l’époque, affirmer que les allégations de maltraitances qu’elle recueille auprès de ses patients lorsqu’ils évoquent leur enfance, ne sont pas des « fantasmes » mais des réalités. Et que d’avoir pu prêter une oreille compatissante à ces patients leur permettait d’évoluer psychologiquement favorablement.


Elle publie alors de nombreux ouvrages pour informer les adultes qu’ils n’ont pas à avoir honte de leur enfance mais au contraire qu’ils doivent l’évoquer dans sa réalité, même si cela doit remettre en cause des parents qui n’ont pas su ou pas pu leur apporter l’aide qui leur aurait permis de grandir sereinement, souvent parce que ces parents là avaient eux aussi eu à souffrir de leur enfance.


Grâce à la bonne diffusion de ses livres dans le monde entier, l’idée que l’enfant ne naît pas pervers, endiablé ou démoniaque, mais qu’il le devient par une éducation inadéquate, a fait petit à petit son chemin, permettant à beaucoup de parents d’évoluer vers une éducation dite « positive » des enfants, sans violences ni humiliations.


Malheureusement, si vingt pays d’Europe ont déjà pris l’initiative de promouvoir cette éducation positive, Alice Miller n’aura pas eu la satisfaction de voir la France ni la Suisse évoluer dans ce sens. Alors que la Pologne dont, petite fille du ghetto de Varsovie, elle n’a pas que de bons souvenirs, a pris ce virage éducatif.


Nous tous qui luttons pour qu’enfin l’enfant soit élevé dans une société qui reconnaisse ses besoins et ses possibilités réels, nous sommes immensément reconnaissants à Alice Miller de nous avoir montré le chemin.


LA DÉFENSEURE DES ENFANTS

Madame Dominique VERSINI, doit être prochainement victime d’un projet de loi qui vise à supprimer sa fonction. Ce projet de loi a été déposé sans aucune concertation avec l’intéresée ni avec les associations de défense des enfants.

De très nombreuses pétitions ont été adressées au Gouvernement pour demander le maintien de Madame Versini à son poste. Vous pouvez écrire dans ce sens à

M. Le Premier Ministre   Hôtel de Matignon  57, rue de Varenne   75700 Paris


Madame Versini avait présenté à Genève un rapport à l'ONU le 4 février 2009 dont quelques points concernaient l'abolition des punitions corporelles :

• R49 - Mener des campagnes de sensibilisation auprès des parents, des enfants, et des professionnels, pour mieux faire connaître les séquelles des châtiments corporels, les sanctions pénales encourues par les auteurs ou le rôle de tout citoyen en tant que témoin ainsi que les inciter au développement d’une parentalité positive.

• R50 - Promouvoir la valeur d’une éducation sans violence dans les programmes scolaires, dans les médias et dans toutes les institutions accueillant des mineurs.

• R51 - Former tous les professionnels ayant une activité auprès des enfants et adolescents aux bienfaits de l’éducation sans violence.

• R52 - Inscrire dans la loi la prohibition de la violence et des châtiments corporels


Olivier MAUREL,

Président de l'OVEO (Observatoire de la violence ordinaire), vient de publier un ouvrage passionnant qui montre comment la violence éducative ordinaire pervertit notre nature humaine depuis des millénaires.

Titre : Oui, la nature humaine est bonne !

Éditeur : Robert Laffont    350 pages     20 €

Cliquez ici pour voir l’article de Nancy Huston publié dans  “Le Monde des Livres” du 18.06.09


LETTRE À MADAME NADINE MORANO, MINISTRE DE LA FAMILLE

Nous avons envoyé le 12 décembre 2008 une lettre recommandée à Madame la Ministre de la Famille afin de savoir quelles décisions elle envisageait de prendre pour se mettre en conformité avec les demandes du Conseil de l'Europe. Cette lettre, comme une première missive envoyée le 12 août 2008, est restée sans réponse (cliquez ici pour lire la lettre).   

Madame Morano avait signé en septembre 2008 l’appel du Conseil de l’Europe visant à abolir l’usage des punitions corporelles, puis elle s’est rétractée deux jours après, affirmant alors que la fessée est “structurante pour l’enfant”. Cette assertion, venant d’un Ministre de la Famille, est d’autant plus inacceptable qu’elle va à l’encontre de toutes les acquisitions scientifiques récentes.

Madame Morano a été convoquée par l’ONU le 26 mai 2009 à Genève pour y présenter la politique de l’enfance de la France. Elle a dû répondre, au nom de l’État français, à une pluie de questions des membres du Comité des experts de l’ONU qui établiront alors prochainement des “recommandations à la France”.


LE REAL DE MADRID

à travers ses joueurs, s’associe à la campagne du Conseil de l’Europe qui promeut une éducation positive des enfants et milite pour que parents et éducateurs ne recourent pas aux châtiments corporels. Emilio Butragueño, Directeur des Relations institutionnelles du Real Madrid, présentera les signatures de soutien à la campagne des joueurs à Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l’Europe, à l’occasion de l’ouverture du Forum “Sport et éducation” Luis de Carlos, organisé par la Fondation du Real Madrid au Stade Bernabéu (mars 2010).

Ces mesures ont sûrement été prises à la suite des nombreux travaux scientifiques qui montrent le rapport entre les violences exprimées (éventuellement dans les stades) et la violence de l’éducation reçue.

                                                                                                                                                                                                                                                                                              

                                                                                                                                   


                                                                               

                                                                                       






                                                                                                                                  

                                                        
















                                                                                          


                                                   
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