L'amour et la haine font partie des sentiments primaires auxquels nous avons tous accès. Ces sentiments peuvent être freinés ou encouragés selon les choix éducatifs faits par les parents ou éducateurs. Tous les travaux sérieux faits depuis une quinzaine d'années démontrent que la violence utilisée au motif de l'éducation est néfaste. Ceux qui utilisent les punitions corporelles devront donc être informés qu’ils sont dans l’erreur, mais ils devront aussi pouvoir être aidés à évoluer. En effet, le parent ou l'éducateur ne pourra mettre en place des alternatives aux punitions corporelles que s'il a la possibilité d'



Essayer de résoudre

ses difficultés personnelles


Les erreurs de discipline faites par les parents ou les éducateurs sont en effet souvent liées à certains types de problèmes qu'ils ont à vivre : isolement social - discorde conjugale - mauvaise santé physique ou mentale - abus de drogues - extrême jeunesse - et surtout violences physiques ou psychologiques vécues dans leur propre enfance.

Parents et éducateurs doivent pouvoir être aidés à sentir leurs limites personnelles, à parler de l'éducation qu'ils ont eux-mêmes reçue, à exprimer les difficultés qu'ils ont eu à vivre au long de leur histoire personnelle. Un suivi social et psychologique des deux parents devrait être mis en place pendant toute grossesse : il faut l'exiger au plus vite des pouvoirs politiques, qui devront aussi développer les structures permettant à ces futurs parents d'


Acquérir des compétences


Il est vraiment curieux que l'on exige d'une puéricultrice 3 années d'études pour qu'elle puisse s'occuper des bébés des autres, et que les parents soient considérés d'emblée comme compétents sans aucune formation.

Il faudrait absolument qu’une préparation à la

parentalité, destinée aux garçons comme aux

filles, soit déjà proposée dès la période scolaire en offrant aux adolescents des connaissances sur les étapes de développement du bébé, des possibilités de réfléchir sur la façon d’établir des rapports avec les petits enfants, et une initiation aux techniques de résolution non-violente des conflits. Cette préparation à la parentalité serait ensuite renforcée pendant les périodes de grossesse. Tout citoyen doit faire pression sur les Politiques pour que les structures nécessaires soient rapidement mises en place.

On ferait ainsi découvrir aux futurs parents les comportements qui facilitent et agrémentent beaucoup la vie de famille et laissent s'épanouir des adultes heureux de vivre en société et de se comporter en citoyens responsables.


Respecter l'enfant à tout moment


Parce qu'il est une personne, et de plus une personne fragile et sans expérience. Il n'est pas plus capricieux, méchant ou pervers que la plupart des adultes qui eux, exigent le respect de la part de l'enfant. L'enfant respecté de ses parents et de ses éducateurs saura à son tour leur exprimer son respect.


Se renseigner sur les

possibilités réelles de l'enfant


En fonction de son âge, donc de son étape de développement qu'il faudrait avoir enseigné à tous les parents.

En fonction des problèmes particuliers que chaque enfant peut avoir à surmonter compte tenu de ses handicaps.


Essayer d’être un bon modèle de communication interpersonnelle


L’enfant écouté et dont les parents s’écoutent mutuellement saura vous écouter. L’enfant compris dans ses besoins physiologiques et affectifs saura peu à peu comprendre les autres et donc vous-même.

Apprendre à identifier les conflits


Si des divergences de vue posent problème entre vous et l'enfant: 

- ou bien le problème n’est en fait pas le vôtre mais le sien et c’est à lui de le régler (son appétit, la longueur de ses cheveux, la couleur de son pull-over, l’instrument de musique dont il a envie de jouer... ),

- ou bien le problème est le vôtre (vous ne supportez pas la sono si forte ou le retard pour une activité programmée), il y a donc conflit entre le désir de l'enfant et le vôtre et une négociation est alors à entreprendre.


Apprendre à gérer les conflits


En cherchant à comprendre les situations qui les génèrent.

En donnant la parole à l'enfant pour qu'il s'exprime sur sa difficulté, seule façon qu'il ait, avec votre aide, de pouvoir la surmonter.

En introduisant l'humour ou le jeu chaque fois que possible.

En laissant toujours une petite marge d'autonomie, de manœuvre à l'enfant (préfères-tu commencer par ceci ou cela ?).

En exigeant réparation chaque fois qu'une transgression a été commise, réparation adaptée à l'erreur faite, réparation qui doit permettre à l'enfant d'être réintégré et non exclu du cercle des règles.

En négociant : parent (ou éducateur) et enfant n’ont, au même moment, ni les mêmes besoins, ni les mêmes désirs : ceux-ci entrent donc forcément et souvent en contradiction. Personne n’a tort ni raison d’avoir des besoins et des désirs. Il faut trouver les solutions qui lèsent le moins possible les uns et les autres, afin de ne pas engendrer de trop fortes frustrations, sources d’agressivité ou de dépression.

Dans la négociation, ou bien chacun fait une concession, ou bien on en fait une à tour de rôle, ou bien on demande à une tierce personne neutre dans le conflit de proposer une solution... chaque adulte en position d'éducateur doit trouver sa façon de gérer les conflits mais, autant que possible,

sans perdant et sans coupable.


Mais surtout ne pas oublier la tendresse


la meilleure des alternatives à la violence. Lorsqu’on doit imposer à un enfant une frustration nécessaire, celle-ci sera beaucoup plus facilement acceptée si le ton employé est déjà amical ou porteur de tendresse, et plus encore si un geste affectueux encourage l’enfant à faire l’effort demandé. La tendresse est la dimension émotionnelle qui permet de compenser les duretés de la vie. Elle n’est pas antinomique d’organisation, de repères, de fermeté : être tendre, c’est être ni dur ni mou !

Discipliner un enfant

ce n'est pas le rendre asservi à ses parents ou à ses maîtres, c'est établir entre l'enfant

et l'adulte qui en a la charge une relation de confiance qui permette

un guidage intelligent, affectueux et respectueux de la personnalité de l'enfant.

Ce n'est pas être autoritaire mais faire autorité par ses compétences

et ses valeurs morales.

De nombreux auteurs traitent fort intelligemment de ces questions et fournissent des conseils pratiques aux parents ou éducateurs, par exemple :

Thomas Gordon (Parents efficaces - La méthode Gordon - Etre parent ça s’apprend - Comment apprendre l'autodiscipline aux enfants).

Chantal de Truchis-Leneveu (L'éveil de votre enfant).

Isabelle Filliozat (Au cœur des émotions de l'enfant - L'intelligence du cœur).

Edwige Antier (Élever mon enfant aujourd'hui -Itinéraire d'un Nouveau né).

Daniel Marcelli (Tracas d'Ados, soucis de parents).

Association "Ni claques ni fessées"   3 Villa Quincy   92170   Vanves  01 46 38 21 22

www.niclaquesnifessees.org


Photocopiez et diffusez ce tract.

                                                                                                                                                            

POUR ÉDUQUER SANS CLAQUES NI FESSÉES

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